categorie animaux et sciences
Categories: Animaux et sciences Tags: Biodiversité, Sciences et avenir Leave a comment

COP15. Un accord global pour la biodiversité adopté à Montréal

cover r4x3w1200 63a074fc4a42d marteau final president COP15. Un accord global pour la biodiversité adopté à Montréal

EXTINCTION. Sans drame, les ministres de l’Environnement des Etats et leurs négociateurs sont arrivés à un accord global sur la protection de la biodiversité quelques heures avant la clôture officielle des débats de la COP15 ce 19 décembre 2022. Le texte adopté répond dans l’ensemble aux attentes, même si des termes ambigus et des formulations vagues peuvent laisser la porte ouverte à des interprétations permettant d’évacuer les efforts à faire.

Il n’en reste pas moins que quatre objectifs sont définis. Le premier but est de maintenir, d’améliorer et de restaurer les espaces naturels d’ici 2050 ; le taux d’extinction des espèces sous la responsabilité de l’action humaine doit être dix fois moins important qu’aujourd’hui, les espèces sauvages retrouvant des populations suffisamment importantes pour assurer leur viabilité. Le second objectif c’est l’utilisation durable et responsable des services rendus par les écosystèmes à l’homme et les ressources surexploitées devront ainsi être restaurées. Le troisième objectif concerne le partage équitable des ressources tirées du patrimoine génétique de végétaux et animaux entre l’industrie et les populations autochtones qui utilisent traditionnellement ces produits. Quant au quatrième but, il concerne le déblocage des fonds nécessaires à l’accomplissement des trois premiers objectifs. Un chiffre fait consensus : la restauration de la nature nécessite 700 milliards d’euros par an.

L’accord s’appuie ensuite sur 23 cibles à atteindre. L’objectif de protection de 30% des terres et 30% des mers est adopté. Le texte précise bien que ces espaces doivent être ceux qui ont le plus grand intérêt en matière de biodiversité et que des moyens conséquents doivent être déployés pour que la protection soit réellement efficace. Aujourd’hui, 17% des terres et 10% des mers ont un statut de protection mais ¼ seulement bénéficient d’hommes et de moyens qui assurent l’intégrité de ces espaces, dont les limites ne correspondent pas toujours avec la richesse écologique. 30% des terres dégradées par surexploitation ou érosion devront être restaurées. Les Etats s’engagent par ailleurs à réduire à « près de zéro » , la perte de zones de grande importance écologique. On pense bien sûr aux forêts tropicales mais cela concerne tous les Etats quelque soient leur climat, notamment pour les zones humides.

L’accord s’étend à la planète entière, pas seulement aux aires protégées

CHANGEMENT. Mais cet accord global ne concerne pas que les aires protégées. Les 70% restant de la planète sont eux aussi concernés puisque l’ambition est de soulager l’ensemble des zones affectées par l’action de l’humain. Et là, le « cadre d’action » est autrement ambitieux puisqu’il s’appuie sur « la théorie du changement » qui reconnaît « qu’une action politique urgente est nécessaire globalement, régionalement et nationalement pour atteindre le développement durable si bien que les causes des tendances indésirables qui ont exacerbé la perte de biodiversité seront réduites ou inversées pour permettre la restauration de tous les écosystèmes et accomplir la vision de la Convention sur la biodiversité de vivre en harmonie avec la nature en 2050″.

Paru en premier sur Sciencesetavenir.fr, plus d’info sur

Sciencesetavenir.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *