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Le Bouquetin (documentaire animalier)


Vers le milieu du mois de mai, l’immobilité et le grand silence de la montagne en hiver cèdent enfin leur place. La vie, jusque-là suspendue, reprend lentement ses droits et le paysage s’anime enfin.

La troupe de bouquetins qui habite l’immense falaise rocheuse s’est mise en route sur les sentiers vertigineux qu’elle affectionne.

Là se retrouvent les femelles, parfois prêtes à mettre bas, leur petit de l’année précédente, et les jeunes mâles qui n’ont pas encore rejoint leurs aînés, les boucs, à l’écart du troupeau.

Toute la famille bouquetin porte des cornes. Celles des mâles sont épaisses et ornées de bosses régulières.

Au fil des années, ces cornes déjà respectables et parfois disons-le bien pratiques, s’allongent considérablement jusqu’à atteindre 90 centimètres de long sur la tête des plus vieux boucs.

Les femelles quant à elles sont nettement moins bien équipées. Elles sont de taille plus petite et leurs cornes fines et sans bosse ne dépassent guère 25 centimètres.

Alors que leurs parents perdent peu à peu leur fourrure d’hiver qui part en lambeaux, les jeunes bouquetins sont encore engoncés dans leur épaisse toison protectrice.

Comme tous les jeunes animaux, les cabris sont très joueurs et passent une partie de leur temps à se chamailler.

Ces petites batailles ne sont d’ailleurs pas complètement gratuites, car elles permettent aux jeunes d’apprendre les différents réflexes qu’il leur faudra avoir plus tard pour se défendre par exemple, ou se reproduire.

Après les rigueurs de l’hiver, le printemps c’est aussi pour les bouquetins petits et grands l’aubaine d’une herbe fraîche et grasse dont ils se gavent sans retenue en parcourant les alpages.

Les grands mâles, quant à eux, vivent leur vie loin du troupeau des femelles et n’utilisent ni les mêmes abris, ni les mêmes pâturages. Seul point commun entre eux : la frénésie avec laquelle ils broutent, en agitant leur fabuleuse coiffure.

Il faut dire qu’ils ont une stature autrement plus imposante et une belle masse de muscle à entretenir.
Enfin, lorsque la panse est bien remplie, ils se mettent doucement en route en direction de la falaise accueillante, à la recherche du petit coin tranquille où ils pourront ruminer à leur aise.

Une petite vire dominant le vide et offrant une vue bien dégagée fera pour eux bien souvent parfaitement l’affaire.

Sous leur caractère plutôt calme et débonnaire, les bouquetins cachent une science de l’escalade tout à fait extraordinaire.

Une grande partie de leur existence se passe ainsi au bord du vide, en pleine falaise rocheuse, où ils se déplacent avec autant d’aisance que nous dans la rue.

Soit dit en passant, dès leur naissance, ils sont parfaitement équipés pour ce genre d’exercices. Ainsi leurs robustes pattes sont terminées par de larges sabots aux ongles durs et rigides qui leur permettent de s’accrocher aux rochers dans toutes les positions.

Cette vie à la verticale présente tout de même un avantage important : celui d’une parfaite tranquillité, puisqu’aucun prédateur, homme y compris, n’ose poursuivre les bouquetins dans ce genre d’endroits.

C’est donc là qu’ils se réfugient immédiatement en cas de danger, ou plus simplement pour y ruminer. C’est dans ces murailles également, sous les surplombs ou dans quelque cavité suspendue entre ciel et terre qu’ils passent la nuit et se mettent à l’abri des intempéries aussi bien en été qu’en hiver.


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Vers le milieu du mois de mai, l’immobilité et le grand silence de la montagne en hiver cèdent enfin leur place. La vie, jusque-là suspendue, reprend lentement ses droits et le paysage s’anime enfin.

La troupe de bouquetins qui habite l’immense falaise rocheuse s’est mise en route sur les sentiers vertigineux qu’elle affectionne.

Là se retrouvent les femelles, parfois prêtes à mettre bas, leur petit de l’année précédente, et les jeunes mâles qui n’ont pas encore rejoint leurs aînés, les boucs, à l’écart du troupeau.

Toute la famille bouquetin porte des cornes. Celles des mâles sont épaisses et ornées de bosses régulières.

Au fil des années, ces cornes déjà respectables et parfois disons-le bien pratiques, s’allongent considérablement jusqu’à atteindre 90 centimètres de long sur la tête des plus vieux boucs.

Les femelles quant à elles sont nettement moins bien équipées. Elles sont de taille plus petite et leurs cornes fines et sans bosse ne dépassent guère 25 centimètres.

Alors que leurs parents perdent peu à peu leur fourrure d’hiver qui part en lambeaux, les jeunes bouquetins sont encore engoncés dans leur épaisse toison protectrice.

Comme tous les jeunes animaux, les cabris sont très joueurs et passent une partie de leur temps à se chamailler.

Ces petites batailles ne sont d’ailleurs pas complètement gratuites, car elles permettent aux jeunes d’apprendre les différents réflexes qu’il leur faudra avoir plus tard pour se défendre par exemple, ou se reproduire.

Après les rigueurs de l’hiver, le printemps c’est aussi pour les bouquetins petits et grands l’aubaine d’une herbe fraîche et grasse dont ils se gavent sans retenue en parcourant les alpages.

Les grands mâles, quant à eux, vivent leur vie loin du troupeau des femelles et n’utilisent ni les mêmes abris, ni les mêmes pâturages. Seul point commun entre eux : la frénésie avec laquelle ils broutent, en agitant leur fabuleuse coiffure.

Il faut dire qu’ils ont une stature autrement plus imposante et une belle masse de muscle à entretenir.
Enfin, lorsque la panse est bien remplie, ils se mettent doucement en route en direction de la falaise accueillante, à la recherche du petit coin tranquille où ils pourront ruminer à leur aise.

Une petite vire dominant le vide et offrant une vue bien dégagée fera pour eux bien souvent parfaitement l’affaire.

Sous leur caractère plutôt calme et débonnaire, les bouquetins cachent une science de l’escalade tout à fait extraordinaire.

Une grande partie de leur existence se passe ainsi au bord du vide, en pleine falaise rocheuse, où ils se déplacent avec autant d’aisance que nous dans la rue.

Soit dit en passant, dès leur naissance, ils sont parfaitement équipés pour ce genre d’exercices. Ainsi leurs robustes pattes sont terminées par de larges sabots aux ongles durs et rigides qui leur permettent de s’accrocher aux rochers dans toutes les positions.

Cette vie à la verticale présente tout de même un avantage important : celui d’une parfaite tranquillité, puisqu’aucun prédateur, homme y compris, n’ose poursuivre les bouquetins dans ce genre d’endroits.

C’est donc là qu’ils se réfugient immédiatement en cas de danger, ou plus simplement pour y ruminer. C’est dans ces murailles également, sous les surplombs ou dans quelque cavité suspendue entre ciel et terre qu’ils passent la nuit et se mettent à l’abri des intempéries aussi bien en été qu’en hiver.
Documentaire Animalier
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