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Interdiction des publicités lumineuses : et si les économies d’énergie aidaient (un peu) les animaux ?

CHAUVE SOURIS Interdiction des publicités lumineuses : et si les économies d'énergie aidaient (un peu) les animaux ?

Dans le cadre de la présentation de son « plan de sobriété énergétique », le Gouvernement a publié un décret restreignant l’usage nocturne des publicités lumineuses. Si le but est de faire des économies d’énergie, cette mesure pourrait aussi avoir quelques effets bénéfiques sur la biodiversité. 30millionsdamis.fr fait le point.

Éteindre ! Un décret relatif aux publicités lumineuses a été pris par le gouvernement pour imposer l’extinction de certaines publicités lumineuses entre 1h et 6h du matin, sur tout le territoire. Il s’agit d’un élément du « plan de sobriété énergétique » pour répondre à la crise de l’énergie.

Ce plan contient également d’autres aspects à même de réduire la densité de l’éclairage nocturne, essentiellement des incitations faites à certains acteurs à réduire leur temps d’éclairage (les stades de football et de rugby par exemple).

Cette mesure ‘’économique’’ peut aussi être une bonne nouvelle pour la faune sauvage. Car la pollution lumineuse lui est préjudiciable : oiseaux, batraciens, chauve-souris, ou même certains poissons, sont victimes d’une surmortalité du fait de la prolifération des sources de lumière artificielle. C’est bien connu : nécessité fait loi ! Ici, ce ont celles de la « sobriété énergétique » pourraient donc permettre d’obtenir un résultat que ni la protection du vivant, ni d’ailleurs celle de la santé humaine, n’avaient jusqu’ici permis d’obtenir.

Le verre à moitié vide…

Nonobstant, ceux qui s’attacheront à voir le verre à moitié vide souligneront – comme l’ANPCEN (Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes) – l’impact limité du décret. Le texte effectivement « n’interdit pas la publicité lumineuse », puisqu’il maintient de nombreuses exceptions (aéroports, gares, stations de métros…) ; il ne concerne que la publicité lumineuse, et non les autres sources de pollution ; surtout, la plage horaire d’interdiction est, selon l’association, bien trop limitée.

L’ANPCEN appelle à commencer l’extinction « au plus tard à 22h » et idéalement « dès la fin d’activité », ainsi qu’à supprimer toute exception.

Elle rappelle également que pour que ces mesures produisent des effets, il faudra effectuer des contrôles. Et rien n’est prévu à ce sujet dans le décret. Autre source d’insatisfaction, le plan de sobriété consiste à remplacer des éclairages classiques par des lampes à « LEDs ». Or, les recherches menées sur le sujet tendent à montrer que ce type d’éclairage accroît la surmortalité de certaines espèces d’insectes…

… ou le verre à moitié plein

Il y a cependant des raisons d’espérer pour ceux qui préfèreront voir le verre à moitié plein : de nombreuses communes allaient d’ores et déjà au-delà des consignes de l’exécutif avant la publication du « plan de sobriété énergétique ». Depuis l’été 2022, certaines villes ont annoncé leurs propres plans de réduction de l’éclairage public, notamment Paris et Lyon.

S’agissant des LEDs, si malheureusement la prise de conscience de leur toxicité spécifique à l’endroit du vivant ne semble pas encore réalisée, il y a lieu de croire que, du fait des actions de plaidoyer, et notamment celles de l’ANPCEN, ce ne soit qu’une question de temps.

Enfin, la pollution lumineuse est la forme de pollution la plus simple à éliminer : il suffit d’éteindre la lumière. La Fondation 30 Millions d’Amis appelle donc à aller plus loin et plus vite : car il n’a jamais été aussi urgent à agir radicalement pour protéger le reste du vivant.

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