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Non, « avoir une cervelle de moineau » n’est pas une insulte, selon des chercheurs allemands

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Les idées reçues n’ont qu’à bien se tenir. Des travaux récemment publiés dans la revue Current biology confirment que le cerveau des oiseaux fonctionne différemment du nôtre. Et surtout qu’il est hyper efficace pour traiter les informations en consommant très peu d’énergie. En étudiant le cerveau de pigeons, par des techniques d’imagerie, ces chercheurs de l’université de la Ruhr, en Allemagne, ont en effet calculé qu’un cerveau d’oiseau consomme trois fois moins de glucose que celui des mammifères alors qu’il contient autant de neurones.

Le cerveau des oiseaux peut contenir autant de neurones que celui d’un mammifère, même s’il est plus petit car, chez les oiseaux, ces neurones sont juste plus petits et disposés différemment. Il y a quelques années, une étude américaine a démontré que c’est cela qui permet à un cerveau de perroquet (donc de la taille d’une noix), d’avoir plus de neurones que celui d’un singe macaque (qui, lui, a la taille d’un citron). Cette densité de la matière grise explique les capacités cognitives étonnantes des oiseaux, qui sont capables, malgré leur petit cerveau, de très bien s’orienter, d’avoir des stratégies pour chercher ou cacher de la nourriture. Vous avez peut-être entendu parler de ces cacatoès en Australie qui réussissent à ouvrir les poubelles, dans les rues, même si le couvercle est bien fermé, et même si le propriétaire a posé une brique dessus. Donc, on peut le dire : avoir une cervelle d’oiseau, c’est assez gratifiant finalement.

Si un cerveau d’oiseau arrive à être aussi performant avec trois fois moins d’énergie, cela pourrait s’expliquer à la fois par la disposition très resserrée de leurs neurones et par le fait que leur température corporelle est plus élevée. Chez les oiseaux, elle est comprise entre 38°C à 42°C.

Le mécanisme n’est pas totalement élucidé, mais tout cela pourrait inspirer la recherche en intelligence artificielle. Ces cerveaux d’oiseaux, très performants, nous invite à l’humilité. Rappelons que notre cohabitation avec eux, elle, n’est pas brillante. L’ONG Birdlife vient de le rappeler dans son dernier bilan. Actuellement, près de la moitié des espèces d’oiseaux sont en déclin dans le monde. En raison notamment de l’urbanisation, de la perte de leurs habitats, et de la toxicité des pesticides.

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