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Sécheresse : un fléau mortel pour les animaux sauvages

AdobeStock 279429318 03 Sécheresse : un fléau mortel pour les animaux sauvages

Déjà fragilisés par la chasse et les activités humaines, les animaux sauvages sont aussi victimes de la sécheresse. Triste exemple, fin août 2022, pas moins de 500 oiseaux ont perdu la vie dans un étang d’Occitanie (34) : en cause, le changement climatique. La Fondation 30 Millions d’Amis se joint au cri d’alarme lancé par la LPO.

L’été de tous les records… Depuis le mois de juin 2022, les températures caniculaires (supérieures de 2,3 degrés par rapport aux normales de saison) précipitent la sécheresse des sols, causant à la faune sauvage une souffrance insupportable.

Désoxygénation et maladies mortelles

« Les animaux peinent à trouver des lieux pour s’hydrater ou se rafraîchir, alerte la Ligue pour la Protection des Oiseaux. Quand les températures restent élevées pendant plusieurs jours consécutifs, y compris la nuit, le risque de mortalité augmente fortement. Toutes les espèces sont concernées, y compris celles qui vivent dans l’eau. »

En effet, dans les milieux aquatiques, l’évaporation de l’eau contribue à dissoudre l’oxygène. L’habitat devient plus riche en éléments organiques, favorisant la prolifération des algues et des bactéries. Dépourvu d’oxygène, l’écosystème aquatique s’appauvrit et meurt. Les oiseaux n’en sont pas moins affectés. « La toxine botulique se développe notamment en raison d’une faible oxygénation, déplore Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO, au micro de France info. Les oiseaux sont paralysés, certains ont la tête qui tombe dans l’eau et ils se noient de cette manière ». Fin août 2022, cette maladie a décimé plus de 500 oiseaux dans un l’étang de Capestang (34).

Brûlures et chutes fatales

Dans les airs, les toitures deviennent des menaces tout aussi mortelles pour l’avifaune : « Les martinets noirs, qui vont nidifier sous les tuiles, ne supportent plus des chaleurs qui peuvent atteindre plus de 40 degrés, s’inquiète A. Bougrain-Dubourg. Les jeunes sont obligés de se jeter dans le vide, alors qu’ils n’ont pas encore leur plumage ». Sans oublier les chauves-souris qui tentent de fuir les toitures brûlantes.

Sur terre, le bitume devient rapidement insupportable pour les animaux sauvages qui doivent traverser les routes pour rejoindre les sites de reproduction. Le sol brûlant, dont la température est deux fois plus élevée que celle ressentie, peut provoquer des brûlures aux hérissons, amphibiens ou reptiles.

Aidons la faune sauvage

 

Quand les températures restent élevées, le risque de mortalité augmente.

LPO

Si Météo France annonce le retour de la pluie courant septembre, le pays reste en période de sécheresse. « Il faudra beaucoup plus de pluie, précise Bruno Lacroix, prévisionniste à Météo France (France Bleu). D’autant plus qu’il semblerait que l’on conserve [d’ici octobre] des températures nettement au-dessus des normales de saison ainsi qu’un déficit pluviométrique conséquent ».

Tout un chacun peut aider, à son niveau, la faune sauvage ; par exemple, en disposant un petit point d’eau dans son jardin ou sur son balcon. « Il est également conseillé de multiplier les petits biotopes, et de favoriser les arbres et arbustes indigènes qui sont de véritables climatiseurs naturels », propose la LPO. Haies champêtres, îlots d’herbes hautes, tas de bois, bacs à boue et mares sont autant d’aménagements que les animaux apprécieront en cette période si difficile.

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