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Scandale des abatoires en France, comment les salariés peuvent agir

En France, différentes mesures ont déjà été prises pour lutter contre la maltraitance des animaux dans les abattoirs.

Après les différentes réclamations faites par l’association militante L214 et leurs avocats, c’est-à-dire par l’association de défense des animaux, le ministère de l’Agriculture a dû réagir en prenant des décisions fiables et appropriées afin de stopper les pratiques dites inacceptables. Explications.

Expérimenter la vidéosurveillance dans les abattoirs

Lors de l’adoption de la loi alimentation le 30 octobre 2018, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, a promis d’expérimenter la vidéosurveillance dans les abattoirs. En fait, cette loi vise à rééquilibrer les relations entre agriculteurs et distributeurs. Puis, elle cherche aussi à améliorer le bien-être animal dans les abattoirs.
Malheureusement, très peu d’abattoirs ont été équipés de caméra et la plupart ne sont pas au courant de cette décision. L’autre problème aussi c’est que les caméras ne filment pas les animaux. Certains abattoirs les utilisent pour filmer les parkings et les entrées pour assurer la sécurité de leur établissement.

Nommer des responsables de la protection animale dans les abattoirs

Par ailleurs, il est à savoir que la loi Egalim a aussi prévu la nomination de responsables de la protection animale ou RPA. Normalement, il s’agit de salariés désignés au sein de chaque abattoir pour faire respecter les règles de bientraitance des animaux et pour signaler les éventuels manquements. Non seulement cette mesure est très contestée par les associations, mais elle n’est pas appliquée dans la plupart des abattoirs.
En fait, les soucis concernent surtout la formation, l’indépendance et la marge de manœuvre de ces agents. En rappelant par exemple le cas du responsable de protection animale de l’abattoir du Vigan à Gard, il a été condamné à huit mois de prison avec sursis en 2017 pour des actes de cruauté.

Ne pas compter sur le gouvernement

Dans les abattoirs, tout ce que les salariés peuvent faire c’est de respecter les règlements intérieurs de l’établissement. Ils ne font que suivre les instructions et les recommandations de leurs employeurs pour ne pas faire de fautes.
Ils utilisent aussi leur savoir-faire et leur expérience pour mener à bien leurs missions et ils doivent trouver des solutions efficaces pour faire face aux mauvaises conditions de travail : bruit, froid, odeurs, contraintes d’horaires, contraintes posturales, risques d’accidents de travail élevés, santé psychique en danger puisqu’il faut tuer les bêtes avec compassion, manque d’amabilité, …
En outre, ils ne peuvent pas compter sur le gouvernement ni sur la loi Egalim. Ils doivent chercher, eux-mêmes, les meilleurs moyens de lutter contre la maltraitance des animaux et de venir à bout de leurs problèmes.

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