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Les collisions entre navires et requins-baleines sont fréquentes, et souvent fatales aux squales

cover r4x3w1000 62fb9f8589d60 simon pierce 4 Les collisions entre navires et requins-baleines sont fréquentes, et souvent fatales aux squales

Le mystère de la disparition de ces géants intrigue. Partout dans le monde, le nombre de requins-baleines est en déclin (estimation haute : il y aurait aujourd’hui un peu plus de 470.000 individus adultes dans les eaux du globe). Cette constatation est faite par les experts, mais les raisons qui prévalent à la diminution de la population doivent encore être éclaircies. Une zone du voile est levée par une étude publiée à l’été 2022 dans les PNAS où des biologistes marins pointent une piste longtemps sous-estimée : les collisions entre les squales et les navires. Les cargos, tankers, bateaux de croisière ou de transport de fret sont des pièges mortels pour les gros requins. Eux qui peuvent atteindre 20 mètres de long n’en demeurent pas moins plus fragiles que les bâtiments de transports maritimes construits par l’humain. Au jeu du pot de fer contre le pot de terre, c’est le squale qui boit la tasse.

Les navires vont 10 fois plus vite que les requins-baleines avec lesquels ils entrent en collision

Cela, les spécialistes l’avaient déjà supputé. Mais la nouveauté de cette étude réalisée par la Marine Biological Association et l’Université de Southampton (toutes deux sises au Royaume-Uni) est de rendre la chose tangible. Les experts ont observé les cheminements de 350 requins-baleines, dûment équipés de balises électroniques qui transmettent par signaux satellites la position des gros animaux marins. Ces informations ont été croisées avec celles relatives aux bateaux, elles aussi collectées et relayées par satellites. « Nous avons également utilisé des données haute résolution sur les mouvements de navires du golfe du Mexique pour montrer que les requins et les navires passaient régulièrement très près les uns des autres, les navires voyageant souvent 10 fois plus vite que les requins », explique à Sciences et Avenir Freya Womersley du MBA, première signataire de l’article publié par les PNAS.

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