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Sorti de la Seine après une nuit d’efforts, le béluga en route vers Ouistreham

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A son arrivée dans le Calvados, l’animal d’environ 800 kg sera installé dans une écluse d’eau de mer où il séjournera plusieurs jours avant d’être relâché, si son état le permet, en pleine mer. L’opération de sauvetage, commencée mardi 9 août 2022 vers 22h, a duré une partie de la nuit. Il aura fallu six heures aux équipes pour sortir le béluga des eaux de l’écluse de Saint-Pierre-la-Garenne (Eure). Les 24 plongeurs engagés et les sauveteurs manipulant les cordages autour de l’écluse ont dû s’y reprendre à plusieurs fois, entre 22h et 4h du matin, pour attirer l’animal dans les filets et la structure capable de le soulever hors de l’eau, ont constaté des journalistes de l’AFP. Pendant de longues minutes d’incertitude, l’imposant cétacé s’est retrouvé suspendu en l’air, agitant son corps blanc, luisant au-dessus des têtes de ses sauveteurs, à la fois concentrés et fascinés.

« Laisser la nature reprendre ses droits »

Le béluga, animal évoluant en eaux froides, dont la présence dans la Seine est exceptionnelle, a ensuite été placé dans un camion réfrigéré qui a quitté l’écluse peu après 7h30, à petite vitesse, selon des journalistes de l’AFP sur place. Le camion transportera l’animal hors d’eau, « sur de la paille ou un autre élément de confort », à destination du littoral à environ 160 km, avait précisé la secrétaire générale de la préfecture de l’Eure, Isabelle Dorliat-Pouzet, avant le début de la délicate opération. Un bassin d’eau de mer, dans une écluse du port de Ouistreham, a été mis à disposition pour réceptionner l’animal, qui y restera trois jours, « le temps qu’on organise son rapatriement en pleine mer et qu’on observe son état de santé », selon la sous-préfète.

Il devrait ensuite être emmené en haute mer pour y être relâché « assez loin des côtes » et « laisser la nature reprendre ses droits », a estimé Mme Dorliat-Pouzet. Repéré le 2 août dans le fleuve, le cétacé était retenu depuis vendredi dans le bassin d’une écluse, située à 70 km au nord-ouest de Paris.

« Le plus dur »

Sur la rive, Isabelle Rainsart est particulièrement émue. Cette quadragénaire est la première à avoir filmé le béluga le 2 août depuis son jardin donnant sur la Seine, à Vatteport, 35km en aval de l’écluse. « J’ai bon espoir qu’il rejoigne la mer et qu’il ne finisse pas comme l’orque. On va attendre de voir comment se passe le transport, mais on a peut-être déjà réussi le plus dur », veut croire celle qui n’a plus lâché l’animal depuis leur première rencontre. Une orque, avait déjà été observée dans la Seine en mai, entre Rouen et Le Havre. Elle avait finalement été retrouvée morte et une autopsie avait privilégié un décès par inanition.

Sea Shepherd a indiqué que le béluga souffrait de problèmes digestifs. « Le béluga est un mâle qui ne présente pas de maladie infectieuse mais qui n’a plus d’activité digestive », ce qui explique qu’il ne s’alimente plus. Les vétérinaires vont tenter de restimuler la digestion « même si on ignore pour l’instant l’origine du problème », a indiqué l’ONG de défense des océans sur son twitter. Selon l’observatoire Pelagis, spécialiste des mammifères marins, le béluga a une distribution arctique et subarctique. Il s’agit, selon ces experts, du second béluga connu en France après qu’un pêcheur de l’estuaire de la Loire en avait remonté un dans ses filets en 1948.

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