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Des chercheurs utilisent la fibre optique pour écouter des baleines

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Environ 1,2 million de kilomètres de câbles de télécommunication à fibre optique quadrillent les océans. Alors pourquoi ne pas les utiliser afin de transmettre des données pour mieux connaître le monde aquatique ? C’est ainsi qu’une équipe internationale de recherche a eu l’idée de se servir de ce réseau pour écouter de manière passive des baleines se trouvant aux portes de l’Arctique.

Des indicateurs de bonne santé

Les chercheurs voient aujourd’hui les baleines comme des indicateurs de la bonne santé des océans. Ces géantes des mers, durement frappées par l’industrie de la chasse baleinière qui a pris fin dans la seconde moitié du 20e siècle, se remettent aujourd’hui lentement de cette persécution. De nombreuses espèces de Mysticètes peinent encore à se rétablir et les menaces anthropiques contemporaines ne les y aident pas : pollution sonore, trafic maritime, changement climatique sont autant de dangers qui bousculent aujourd’hui les océans. Surveiller la bonne santé des populations de baleines permet de prendre le pouls des vastes étendues d’eau salée. Mais les océans recouvrent 72% de la planète, alors par où commencer ?

« L’une des manières les plus simples de repérer et d’étudier les baleines est par la vue, en allant sur des bateaux en mer ou même depuis la côte, en utilisant aussi des avions ou des drones, explique à Sciences et Avenir Léa Bouffaut, chercheuse au K. Lisa Yang Center for Conservation Bioacoustics à l’Université de Cornell, aux États-Unis. Mais ces animaux passent beaucoup de temps sous l’eau, ce qui complique la tâche. En outre, cette technique nécessite des conditions météorologiques favorables« .

Existe aussi le suivi par balise satellite. L’instrument est déposé sur la peau de l’animal. Les chercheurs ont donc besoin d’utiliser un navire et de s’approcher au plus près du cétacé afin de l’équiper correctement. « Cette technique, nécessitant des permis de recherche spécifiques, est très contrôlée pour des considérations éthiques. Elle reste, en plus, compliquée à réaliser« , précise la chercheuse.

Scruter l’ADN qui stagne dans l’eau évite de déranger l’animal et permet d’identifier les espèces présentes dans la zone. Pour l’instant, cette technique émergente pour le suivi des mammifères marins implique un temps de traitement rapide et des outils génétiques spécifiques aux espèces étudiées qui ne sont pas toujours disponibles.

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